L’Histoire de la Goulue, figure de la Belle Époque à Paris

Photo du Moulin Rouge - la Goulue

Publié le 16 Avril 2020

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Elle s’appelait Louise Weber, mais on l’a surtout connue par l’intermédiaire de son pseudonyme, « La Goulue ». Cette danseuse de cancan a marqué la Belle Époque à Paris, avec ses représentations scéniques, mais aussi l’image qu’elle renvoyait entre liberté, générosité et folie !

La Goulue : pourquoi ce surnom ?

On affirme souvent que Louise Weber se surnommait « La Goulue » en référence à Goulu-Chilipane, un bourgeois vivant sur l’avenue Foch ayant ressenti le coup de cœur pour la danseuse. Tous les soirs, il l’emmenait avec lui pour qu’elle danse, jusqu’à ce qu’on la considère comme sa compagne et qu’on l’appelle « La Goulue ». Mais il faut aussi savoir que, pendant ses chorégraphies, la femme n’hésitait pas à lever la jupe, montrer les sous-vêtements… Et boire une gorgée dans le verre des spectateurs ! Une attitude provocante qui l’entraînait parfois même à « piquer » dans les assiettes pour jouer son rôle à 100 %. Cet appétit lui a valu de conserver longtemps son surnom !

La Goulue et le Moulin-Rouge, une grande histoire

Le Moulin-Rouge ouvre en octobre 1889 à Montmartre. La Goulue s’y produit avec Jules Étienne Edme Renaudin, surnommé Valentin le Désossé en référence à son visage maigre et blême. Véritable succès, le spectacle attire de nombreux spectateurs. Tous les soirs, les Parisiens fortunés se rejoignent à Montmartre et La Goulue devient rapidement une figure emblématique du quartier. Les affiches réalisées pour promouvoir les représentations de La Goulue au Moulin-Rouge ont fait le tour du monde, sans compter que des peintures de l’artiste Toulouse Lautrec ont étalement permis à Louise Weber de traverser les époques. Après la période du Moulin-Rouge, La Goulue choisit de faire le show à la foire du trône, dans une baraque décorée par Toulouse Lautrec avec de grands panneaux. Ces derniers ont été découpés et dispersés, mais les morceaux ont été réunis en 1929 à la mort de la danseuse. La fresque est aujourd’hui visible au musée d’Orsay.