Passer de locataire à propriétaire : quelles dépenses faut-il anticiper ?

Publié le 03 Mars 2020

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Une première acquisition immobilière marque toujours : si vous êtes sur le point de devenir propriétaire, vous vous posez sans aucun doute tout un tas de questions. Quels sont les frais auxquels vous devez absolument penser pour ne pas devoir supporter des dépenses lourdes mal anticipées ? Voici nos conseils pour envisager sereinement cette grande étape dans votre vie.

Les frais liés à l’achat : n’empruntez pas que le montant du bien !

Vous allez très certainement réaliser une demande de crédit immobilier, dans l’optique d’acheter votre première résidence principale (ou d’effectuer un investissement locatif, si c’est votre projet). Quoi qu’il en soit, vous devez bien connaître votre besoin réel avant de formuler votre demande à la banque : les informations relatives au coût du bien ne suffisent pas.

Si vous achetez avec une agence immobilière, il faudra ajouter ses honoraires au montant à emprunter : ils sont généralement autour de 5 % du prix de vente. De plus, vous devrez également dépenser de l’argent pour le notaire : vous payerez ses honoraires, mais vous règlerez également des droits de mutation. Au final, le passage chez ce professionnel coûte une somme représentant 7 à 8 % du montant investi (moins de 3,5 % pour les achats dans l’immobilier neuf).

Le remboursement du prêt : plusieurs années d’efforts

Vous aviez l’habitude de payer votre loyer et vous êtes soulagé à l’idée de ne plus avoir cette obligation. Mais en tant que propriétaire, si vous avez dû demander un crédit afin d’acheter, vous allez également devoir payer tous les mois, en vue de rembourser le prêt.

Cette fois, l’argent que vous débourserez vous servira à constituer votre patrimoine… Et d’ici quelques années, vous continuerez à habiter dans votre appartement ou maison, sans avoir quoi que ce soit à rembourser. En somme, si vous devez toujours sortir une certaine somme tous les mois pendant plusieurs années, il s’agit ici d’une dépense plus « utile » pour votre avenir.

La vie de propriétaire : des dépenses occasionnellement lourdes

Quand vous étiez locataire, tous les travaux importants qui concernaient essentiellement l’entretien de votre logement reposaient sur votre bailleur. Désormais, puisque vous êtes propriétaire de votre habitation, vous devez en prendre soin par vous-même.

Il faudra réparer les équipements défectueux, procéder à des ravalements de façade si vous avez une maison, entretenir le jardin, remplacer les systèmes électriques et autres tuyaux en mauvais état. Pour tous ces travaux, vous gardez la liberté de choisir le professionnel en qui vous faites le plus confiance, mais aussi de déterminer un budget à ne pas dépasser.

Vous pouvez également faire en sorte d’échelonner les travaux par ordre de priorité, pour ne pas trop dépenser sur une courte durée. Et pour ce qui concerne les aménagements ainsi que la décoration, vous restez totalement libre de faire ce que vous voulez !

La fiscalité et les finances : plusieurs dépenses récurrentes

En tant que propriétaire, si vous habitez dans un immeuble (et même dans certains lotissements, parfois), vous devez régler des charges de copropriété. Vous participez ainsi à l’entretien des parties communes, au financement des grands travaux (réfection de la toiture, ravalement de façade, etc.) ainsi qu’aux réparations éventuellement nécessaires (ascenseur en panne, par exemple).

Enfin, vous étiez probablement déjà habitué à payer la taxe d’habitation, qui est réglée par les propriétaires et les locataires. Si vous ne faites pas partie des Français qui en sont exonérés, vous continuez de la payer en tant que locataire. Et il faut y ajouter un autre impôt local cette fois uniquement dédié aux propriétaires : la taxe foncière, qui dépend aussi de la surface du bien, ainsi que du coefficient multiplicateur pratiqué chez vous.

 

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