Montmartre cache l’une des plus vieilles églises de Paris !

Publié le 21 Janvier 2020

Partagez sur :
Facebook Twitter Email
Au sommet de la butte Montmartre, avez-vous déjà regardé de plus près cette église mélangeant le style roman avec le style gothique primitif ? Saint-Pierre de Montmartre mérite votre attention au moins pour cette raison : c’est la plus vieille église de Paris… Une pépite à l’histoire passionnante qui contribue au charme du quartier !

Une église construite autour de l’an 1100

Commencée autour des années 1130, l’église Saint-Pierre de Montmartre a été inaugurée solennellement pendant les fêtes de Pâques de 1147, par le pape Eugène III. Dès son ouverture, l’édifice occupe la double casquette d’établissement paroissial et abbatial. Mais à cette époque, tous les travaux ne sont pas totalement achevés : si le plan de base a toujours été conservé, cette construction a connu des évolutions au fil des ans. Par exemple, à la fin du XIIe siècle, on a reconstruit l’abside dans un style gothique primitif, tout en créant une nouvelle voûte d’ogives. Un cloître sera finalisé au XIIIe siècle dans la partie sud de l’église, ainsi qu’un cimetière pour les religieuses. Parmi les faits qui rendent ce lieu d’autant plus mythique, on note que saint Thomas Becket y serait passé entre 1164 et 1170, ainsi que sainte Jeanne d’Arc pendant le Siège de Paris de 1429.

Une pépite architecturale à découvrir sur Montmartre

À quelques pas du Sacré Cœur seulement, l’église Saint-Pierre de Montmartre mérite réellement le détour. À l’intérieur, on observe de majestueuses croisées d’ogives sur fond blanc, une création typique de l’architecture gothique. Sur place, on peut également voir le plus ancien cimetière de Paris, qui regroupe environ 80 sépultures et qui remonterait au XVIIe siècle. Au détour d’une visite à l’intérieur de cet édifice, on peut voir un joli vitrail de Max Ingrand dans le bas-côté sud, baptisé « Le Reniement », mais aussi une statue de Notre-Dame-de-Montmartre, un Christ sculpté en chêne par Henri Gréber, de nombreux autres vitraux de Max Ingrand (« Saint Pierre » ou « Saint Denis », par exemple), ou encore un tableau « Sainte-Geneviève gardant les moutons » de Lucie Doux, issu du XIXe siècle.   [Image : source]