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Etat du marché immobilier depuis début 2019

Aperçu de la vitrine Immopolis Marcel Aymé

Publié le 19 Mars 2019

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Dans ce nouvel interview, Brice Moyse, Directeur des Agences Immopolis, nous dresse un état du marché immobilier depuis le début de l'année 2019. Fin 2018, on sentait un ralentissement des transactions sur le marché immobilier, du à la hausse des prix. La hausse des prix ne s'arrêtant pas, ce ralentissement s'est confirmé début 2019. Et ce phénomène n'est pas du au marché, qui lui est sain. Le marché immobilier se porte bien à partir du moment où les prix fixés sont raisonnables.  

Une envolée des prix de l'immobilier : des vendeurs parfois trop "gourmands"

Et c'est à ce niveau que les choses se "compliquent". En effet, depuis 2019, les mises à prix s'envolent, tout comme sur la fin de l'année 2018. Pour exemple, dans un quartier comme celui des Abbesses, les vendeurs souhaitent obtenir un prix de vente de 15 000€ le mètre carré. Ce qui n'est pas possible ! Surtout quand on est d'avantage sur un prix entre 12 000 et 13 000€ le mètre carré. On se retrouve alors avec des nouveaux biens aux tarifs trop élevés qui ne se vendent pas, ce qui bloque le marché. Très vite donc, les vendeurs ont donc corrigé les prix. Ainsi, on observe que les transactions repartent au mois de mars 2019. Encore une fois, le marché est très sain tant que l'on est dans des prix corrects. En tant que vendeur, si on espère obtenir 15 000€ du m2, c'est tout à fait possible. A condition de détenir un certains cachet : dernier étage, terrasse, vue sur tout Paris plein Sud... Mais cela ne concerne pas la majorité des biens, seulement des biens d'exception. Un même appartement, situé au premier étage ou avec une exposition différente, ne se vendra pas au même tarif. Ce sont ces détails qui vont jouer un vrai rôle dans le prix d'un appartement (étage, vue, etc)  

Le rôle d'un professionnel de l'immobilier dans la vente d'un appartement

Le professionnel, dans un marché tel que l'actuel, a donc un rôle primordial. Lui sait qu'un 5ème étage plein nord ne va pas se vendre au même prix qu'un 5ème étage plein sud. Il va ainsi permettre au marché de proposer des prix raisonnables et aux vendeurs...de vendre ! Du côté des taux bancaires, les niveaux sont historiquement bas. On peut emprunter en moyenne à 1,20% / 1,30% ; pour les acquérants avec apport, le taux peut même descendre à 1%. C'est du jamais vu. Au niveau des délais, on emprunte maintenant même sur 30 ans.   Le marché a besoin de souffler. On observe actuellement une stagnation à la hausse - habituellement on observe plutôt une stagnation à la baisse. Il n'y a pas beaucoup de biens sur le marché, cela l'entretient donc aussi vers le haut. Mais dans les mois à venir, on peut s'attendre à ce que les vendeurs redeviennent bien plus raisonnables et à ce que le marché se fluidifie.  

"Prix de l'immobilier en Île de France : record battu"

Au début du mois, Le Parisien faisait également état du coût (historique) du mètre carré à Paris et constatait l'attractivité du marché avec des biens qui partent en 15 jours ! Article le Parisien