Comment réduire le montant de sa taxe d’habitation ?

calcul de la taxe d'habitation

Publié le 08 Janvier 2019

Partagez sur :
Facebook Twitter Email

Dès lors que vous occupez un bien immobilier (locataire, propriétaire ou même logé à titre gratuit) au 1er janvier de l’année de référence, vous êtes redevable de la taxe d’habitation. Le montant de cet impôt local est calculé en fonction de plusieurs paramètres différents, et les taux appliqués varient d’une commune à l’autre. Réduite pour de nombreux foyers en 2018, cette taxe est amenée à disparaître pour beaucoup de personnes : mais quand on la paye encore, peut-on la diminuer ?

Les facteurs qui pèsent sur le montant de votre taxe d’habitation

Le premier critère pris en compte par l’administration fiscale pour déterminer le montant de votre taxe d’habitation est la superficie de votre logement. Avec cette donnée et en utilisant un taux d’imposition qui varie d’une ville à l’autre, on peut connaître la somme à payer. D’autres paramètres, comme la situation financière et familiale, peuvent impacter cet impôt. À titre d’exemple, les familles avec plusieurs enfants bénéficient d’abattements qui permettent de réduire la somme due.

Comment être exonéré de la taxe d’habitation ?

Bien avant l’allègement de la taxe d’habitation en 2018, plusieurs foyers en étaient déjà exonérés pour des raisons différentes : les personnes de plus de 60 ans, les allocataires touchant le RSA, l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées), l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité) ou l’AAH (allocation adulte handicapé). Les veufs, les sujets reconnus comme inaptes au travail ou encore les étudiants logés dans des résidences gérées par le CROUS ou un organisme similaire n’ont pas, non plus, à payer la taxe d’habitation.

Depuis 2018, 80 % des Français bénéficient d’une réduction de 30 % de leur taxe d’habitation. Ces mêmes personnes devraient voir une nouvelle remise s’appliquer dès 2019, avant que l’impôt ne soit supprimé. La mesure concerne les foyers dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil (27 000 € pour une personne célibataire, 43 000 € pour un couple, 55 000 € pour un couple avec deux enfants, par exemple).

Redevance audiovisuelle et résidences secondaires : qui doit payer ?

Les impôts sur les résidences secondaires ainsi que la redevance audiovisuelle sont payés en même temps que la taxe d’habitation : ils viennent logiquement augmenter la facture pour certains foyers.

Concernant les résidences secondaires, il faut savoir que tous les contribuables doivent payer cet impôt local, même si l’habitation n’est occupée que quelques jours ou semaines dans l’année. En parallèle, la réforme consistant à réduire puis supprimer la taxe d’habitation pour les revenus modestes ne s'applique pas aux résidences secondaires.

Enfin, la contribution à l’audiovisuel public (autrefois appelée redevance audiovisuelle) est exigible dès lors que vous avez une télévision chez vous. L’exonération concerne toutes les personnes qui ne possèdent pas de TV, les personnes handicapées, les seniors de plus de 75 ans et les résidents de maisons de retraite.8