Zoom sur l’histoire de l’hippodrome de Montmartre

Publié le 20 Février 2018

Partagez sur :
Facebook Twitter Email
Vous connaissez très certainement l’Hôtel Mercure Paris Montmartre, mais savez-vous quel est le passé de cet emplacement, entre la place de Clichy et le cimetière de Montmartre ? En effet, il n’a pas toujours accueilli les touristes et autres entrepreneurs en voyage d’affaires. Il fut un temps où Montmartre avait son propre hippodrome à cet endroit même. Retour sur le passé chargé de ce lieu emblématique.

Un hippodrome à Montmartre : le centre d’événements en tous genres

La première pierre de l’hippodrome de Montmartre a été posée le 16 janvier 1898. Pendant plus de deux ans, les ouvriers s’attèlent à une tâche complexe : construire un bâtiment unique pour organiser différents spectacles. Tous les efforts se concrétisent le 13 mai 1900, lorsque l’hippodrome est inauguré, pendant l’Exposition Universelle. Arborant le style « Belle-Époque », la façade a été imaginée par les architectes Cambon, Galeron et Duray. À l’intérieur, une salle accueille 7 000 places, dont 5 000 assises sur cinq niveaux. La piste, quant à elle, mesure 70 mètres de longueur et 35 mètres de largeur. En parallèle, un immense restaurant avec une capacité de 2 000 couverts est installé dans l’enceinte. Les personnes qui viennent sur place peuvent à la fois assister à des spectacles d’envergure et se régaler autour de bons plats. Au cœur de cet établissement, de très nombreux événements sont organisés : du cirque, des matchs de football ou même des spectacles de combat naval. En 1905, le « Wild West Show » de Buffalo Bill, en pleine tournée Européenne, passe aussi par Paris en investissant les lieux.

Un bâtiment vendu, rouvert puis détruit

Après quelques belles années, l’Hippodrome de Montmartre cesse son activité en 1907. La Compagnie des Cinéma-Hall rachète l’établissement, y ouvre une salle de projection et transforme même la piste pour que les visiteurs viennent y faire du patin à roulettes. Plus tard, en 1911, Léon Gaumont prend possession des lieux et crée le Gaumont Palace, avec 6 000 places. La façade est rafraîchie par Henry Belloc en 1931, afin de mettre en place un style Art Déco. D’autres transformations sont réalisées dans les années 1960 : les ambitions sont réduites sur le plan de la capacité d’accueil. Après la vente du Gaumont Palace en 1973, le bâtiment est détruit. Le terrain est racheté et, aujourd’hui, à cet emplacement, on trouve un magasin de bricolage et un hôtel, dans un style architectural plus moderne.