Vivre la vie d’un artiste à Montmartre : Dalida

Publié le 05 Septembre 2016

Partagez sur :
Facebook Twitter Email
Dalida est une personnalité étroitement liée au quartier Montmartre, dans le 18ème arrondissement de Paris. Décédée le 3 mai 1987 dans sa maison située rue d’Orchampt, elle avait découvert Montmartre et sa célèbre butte beaucoup plus tôt, en 1962. Alors même qu’elle avait construit une maison spacieuse à Neuilly, elle n’y a jamais résidé : elle préférait le charme de son hôtel particulier acheté dans le 18ème.

Le 11bis rue d’Orchampt, un refuge pour Dalida

Sous la pression d’une vie de diva internationale, Dalida trouve à Montmartre un véritable havre de paix, au sein duquel elle se ressource dès qu’elle en a le temps. Il se situe au 11 bis rue d’Orchampt. Une grande maison bourgeoise de quatre étages. Dans cette résidence, en avril 1986, elle invite même plusieurs fans à venir déjeuner avec elle. Un moment gravé dans l’esprit d’une vingtaine de convives, ayant pu voir Dalida au sein de son environnement naturel, dans une atmosphère joviale.

Le quartier de Dalida a conservé des traces de la chanteuse

À seulement 100 mètres de l’ancienne maison de Dalida se trouve un angle entre les rues de l’Abreuvoir et Girardon. Ici, la place Dalida attire autant de fans que de curieux. Sur place, le buste en bronze de l’idole a été créé par Aslan, un sculpteur talentueux. La statue trône sur la place depuis 1997. Un peu plus loin, en descendant la rue Lepic, on arrive rapidement au cimetière de Montmartre, là où repose la chanteuse. Sa tombe est proche de l’entrée principale, sous le pont métallique de Caulaincourt. Aujourd’hui, la place Dalida est accessible par la ligne 12 du métro, station « Lamarck-Caulaincourt ».

Les transformations de Dalida au cours de sa vie à Paris

Quand elle achète sa sublime demeure au cours de l’été 1962, Dalida est également en train de divorcer de Lucien Morisse. Elle vit une histoire avec Jean Sobieski, rencontré quelques mois auparavant à Cannes – mais finit également par rompre. Seule dans sa maison rue d’Orchampt, elle prend du recul et modifie progressivement son apparence. En authentique autodidacte, elle lit de nombreux livres pour apprendre. Parallèlement, elle affiche un style plus affirmé et montre qu’elle a véritablement changé sur le plan psychologique lorsqu’elle se colore les cheveux en blond.

Une quête de spiritualité au cœur de Montmartre

Gagnant progressivement en maturité, Dalida continue ses lectures et se passionne – notamment – pour la psychanalyse de Freud. En parallèle, elle s’initie à la pratique du yoga. Autant d’initiatives qui montrent sa recherche de mieux-être et de spiritualité, en cohérence totale avec son choix de vivre dans un quartier parisien aussi préservé que Montmartre. Après de multiples passages à vide et malgré son véritable succès auprès de ses fans, Dalida met fin à ses jours le 3 mai 1987. Les hommages à la chanteuse ont été nombreux, notamment dans son quartier favori. Auparavant, les vignes de Montmartre occupaient un espace beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui, fournissant un vin connu, la « Goutte d’or » (ayant donné son nom à un quartier parisien). Comme pour rendre hommage à l’artiste définitivement liée à Montmartre, l’une des cuvées de ce cru a été baptisée « Cuvée Dalida ».