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La première rue piétonne de Paris est montmartroise !

Publié le 20 Avril 2021

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Connaissez-vous la rue Saint-Rustique et ses allures de village au cœur de Montmartre ? Celle-ci se classe comme la plus ancienne de la butte, mais elle occupe aussi le rôle de pionnière dans tout Paris. En effet, il s’agit de la première artère piétonne dans la ville… Avec ses allures pittoresques, elle fait partie des lieux les plus charismatiques du quartier.

Aux origines de la rue Saint-Rustique

La rue Saint-Rustique a été nommée ainsi par décret, le 26 février 1867, pour rendre hommage à un martyr chrétien compagnon de Saint-Denis violemment assassiné sur le Mons Martyrum. Mais quelques mois plus tard, un nouveau décret publié au 11 août 1867 envisageait la suppression de cette rue, pour la remplacer par une autre artère en prolongement de l’avenue Junot. Une partie de la rue Norvins aurait également été impactée par ce projet…

Mais après le début des travaux, la Société d’Histoire et d’Archéologie Le Vieux Montmartre a gagné son combat : le chantier a été annulé et la rue Saint-Rustique préservée.

Une rue atypique pour plusieurs raisons différentes

Utilisée dans le décor du film « La Traversée de Paris », la rue Saint-Rustique était la seule, dans le village, à avoir sa propre épicerie. Sur 110 mètres de longueur et seulement 2,60 mètres de largeur, c’est aussi l’une des dernières, à Paris, à avoir conservé ses pavés. De plus, en 1973, cette voie est la première à devenir piétonne.

Rappelant une rue au cœur d’un village, cette zone est une véritable pépite au cœur de Paris, à l’abri de l’effervescence urbaine. Elle a inspiré de nombreux peintres tels que Maurice Utrillo. Elle est traversée très souvent par les Montmartrois, également pour échapper à la foule de la place du Tertre et profiter d’un doux moment de sérénité entre deux courses. On murmure que Charles Aznavour aurait vécu ici, et on sait que l’établissement « La Bonne Franquette » au numéro 18 fut un lieu de rendez-vous privilégié des peintres impressionnistes. Son jardin a même été peint par Van Gogh, sur un tableau dénommé « La Guinguette » et visible au Musée du Louvre.