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Montmartre au début du 20ème siècle

Montmartre au début du 20ème siècle

Quartier mythique de Paris, Montmartre a été une commune de la Seine avant son rattachement à Paris en 1860. Mais bien après la fin du 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème siècle, le quartier était surtout un petit village, à l’écart de l’effervescence de la capitale française.

Du quartier pauvre au refuge pour grands artistes : l’évolution de Montmartre

Tout au long du 20ème siècle, Montmartre a énormément évolué. Initialement, il s’agissait d’une partie pauvre et rurale de Paris. C’est dans ce petit village que la Commune de Paris débute en 1871 – elle commence le 18 mars et se termine par la fameuse semaine sanglante, à la fin du mois de mai de la même année.

D’un point de vue sociologique, Montmartre possède une réputation à la fois populaire et anarchiste. Cependant, dans les années 1920, une nouvelle tendance apparaît : des nouveaux riches ne connaissant pas la culture locale arrivent sur place. Ils trouvent la Butte presque vulgaire et, dans tous les cas, trop populaire. C’est de cette façon que Montmartre a évolué – du quartier pauvre au point de rendez-vous préféré d’artistes bourgeois.

La vie des bourgeois à Montmartre au 20ème siècle

Tout au long de la première moitié du 20ème siècle, l’activité artistique – dans le monde de la peinture – est très intense à Montmartre. Picasso, Modigliani, Toulouse-Lautrec ou encore Van Gogh passent successivement par la Butte, ses moulins et son Bateau-Lavoir. En conséquence, on trouve de nombreuses œuvres picturales dépeignant le quartier dans cette époque du début du 20ème siècle.

D’un point de vue littéraire, l’époque bohème a été synonyme de renommée pour le quartier, qui a notamment été investi par Guillaume Apollinaire, André Salmon ou encore André Warnod et Max Jacob.

L’environnement de Montmartre dans les années 1900

Au début du 20ème siècle, de nombreux cabarets accueillent les bourgeois : le Chat Noir, le Divan Japonais, l’Élysée Montmartre, le Moulin de la Galette ou encore le Moulin Rouge, que l’on ne présente plus. À l’époque du French Cancan, de nombreux artistes de tous horizons se rejoignent dans ces lieux festifs où l’on a pu trouver, jusque dans les années 1970, de la prostitution.

Dans un tout autre esprit, la Butte Montmartre est, dans les années 1900, un lieu surtout caractérisé par la présence de moulins à vent. Au niveau de la Villa Léandre, on trouve le Moulin des Prés – tandis que la Grande Tour se situe alors rue Lepic. Contre toute attente, le destin de certains de ses moulins a été marqué par le côté festif de Montmartre : Le « Radet », construit en 1717, est devenu une guinguette et un bal avant d’être renommé « Moulin de la Galette ».

Enfin, à 130 mètres d’altitude, la place du Tertre est le centre du village Montmartre au début du 20ème. Aujourd’hui, avec la tour Eiffel, c’est l’un des lieux les plus visités de Paris. Sur place, le restaurant « la Mère Catherine » a donné naissance au concept et à l’expression « bistrot », signifiant littéralement « vite » en russe.